11 février – Olivier le plongeur à la rescousse ! (texte de Pierre)

 

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Olivier se prépare à plonger dans un trou aménagé dans la banquise non loin de la base.

Trois semaines que nous arpentons la banquise à Dumont D’Urville. Heureusement, pour nos échantillons, nous ne dépendons pas que des pêches que nous effectuons avec nos pièges. Nous avons essayé (et nous essayons encore) d’attirer les vers que nous cherchons dans toutes sortes de pièges toujours plus élaborés, mais rien à faire, ils ne sont pas attirés. Alors nous avons demandé à Olivier, le plongeur de la base, de nous aider. Olivier n’est pas seulement plongeur, il a de nombreuses autres tâches à DDU : docker, chaudronnier, etc. Sous l’eau, il peut percer, tronçonner, souder, filmer. Il faut savoir faire beaucoup de choses ici. Mais, en ce moment, c’est le seul qui soit habilité à plonger à DDU (il faut une autorisation spéciale).

 

 

 

Il nous faut entretenir plusieurs trous dans la glace lors de nos sorties sur la banquise, parfois 5 à 10 cm de glace se reforme en quelques nuits.

Une fois ces trous ouverts, Olivier peut se glisser sous l’eau et récolter ce dont nous avons besoin. Il est nos yeux et nos bras ! Comme nous aimerions être à ses côtés… Stéphane et moi sommes aussi plongeurs. Olivier nous décrit le calme qui règne dans cette mer sans vagues et la surprenante lumière du jour qui traverse facilement la banquise. Il raconte que tout semble figé depuis des années, rien ne bouge… en apparence.

Il faut dire que cette eau est particulièrement froide : -1,8°C !! Mais les organismes qui y vivent n’ont pas tous le sang chaud comme nous, les manchots ou les phoques. Alors leur rythme de vie, leur métabolisme, est assez lent.

Stéphane, qui est déjà venu ici, sait où nous pouvons trouver les vers qui nous intéressent (principalement des vers polynoïdés, des sortes de vers à écailles). Ils adorent s’installer à la base de grandes algues. Il nous suffit alors de demander à Olivier de nous  » cueillir » une douzaine de ces bases et nous obtenons plus d’une centaine de vers qui nous permettent de travailler pendant une bonne semaine.

 

Olivier n’a pas besoin de plonger profond ni très longtemps pour nous, il peut donc le faire seul, à condition de respecter un certain nombre de règles de sécurité. Il plonge attaché à une corde au bout de laquelle nous assurons sa sécurité en surface.

« Normalement » l’eau ne rentre pas… En tout cas c’est lui qui fait tous les efforts. Nous avons juste à transporter son matériel très lourd sur la banquise, mais le travail est rendu facile grâce à la « pulka », un traineau que nous n’avons qu’à faire glisser sur la neige ou la glace.

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