15 Décembre 2015 – Un peu de Science

Si vous vous souvenez un peu des objectifs du programme POLARIS, nous visons à comprendre si les espèces antarctiques ont encore assez de diversité pour pouvoir supporter l’augmentation de température qui s’annonce dans le cadre du réchauffement global. En effet, l’augmentation globale de température est particulièrement marquée au niveau des pôles. Ceci est d’autant plus important qu’en Antarctique, les espèces ne connaissent pas de variation importante de température depuis plusieurs millions d’années. La différence de température de l’eau de mer entre été et hiver sur la Péninsule Antarctique n’est que de 2˚C environ. Si les populations antarctiques sont isolées alors leur capacité à supporter une augmentation de température dépend de la présence dans les populations de variants génétiques (des mutants) capables de vivre à plus haute température. En effet, la vitesse d’apparition des mutations est faible par rapport à la vitesse de réchauffement. De plus, la plupart de mutations sont délétères et il faudrait toucher beaucoup de gènes.

IMGP0092

Nous avons donc entamé un effort de séquençage de tous les gènes de nos espèces cibles pour regarder s’il y avait des mutants et prédire si ces mutants pourraient vivre à plus haute température. Pour vérifier ces prédictions, nous effectuerons donc des expériences de survie pendant notre séjour puis, une fois de retour, déterminerons si les survivants ont des versions de gènes différentes et prédites comme pouvant leur donner une meilleure survie.

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